Écrire sur la science : entre la passion et le web

ian-schneider-66374-unsplash (1)

📷 Ian Schneider

La société ne reconnaît pas son rôle. Les pages dédiées aux sciences dans les journaux sont rares. La formation n’existe pas et la stabilité économique n’est toujours pas garantie. Pourtant les journalistes scientifiques ont leur place dans les médias spécialisés, le web les accueille et leur réseau professionnel se construit au fur et à mesure des années.

Certains ont la chance de travailler dans un domaine qui leur plaît. Mais il arrive que les gens soient confrontés à une réalité où ils ne peuvent pas se dédier à leur passion, du moins pas sans beaucoup de courage pour y parvenir. Pour le journaliste scientifique ce n’est pas différent. Dans ce domaine, aimer la science est un pré-requis. Avec le peu d’espace que les médias généralistes consacrent à la recherche et le manque de formations en rapport avec la communication scientifique, se lancer là dedans – à long terme – demande de la passion. En Belgique, l’Association belge des journalistes scientifiques (ABJS) compte environ quarante membres. Un petit nombre pour un pays dont la capitale est aussi la capitale des chercheurs. Sans l’appui d’une spécialisation, le journaliste scientifique est son propre maître. Sa spécificité ? Une curiosité incessante.

Le curieux

La curiosité a un rôle primordial dans la carrière d’un journaliste. « Un enfant est curieux et normalement ça se perd un peu, mais un journaliste scientifique doit être curieux tout le temps. » Christel Buelens est co-président de l’ABJSC. Scientifique dans le domaine de l’Immunologie, les opportunités dans la vulgarisation scientifique sont apparues petit à petit sur son chemin, jusqu’au poste de Rédactrice en chef dans le Fond national de recherche scientifique où elle a travaillé pendant neuf ans. La curiosité est le moteur qui permet au journaliste de chercher l’information, mais ça va plus loin que ça. La science étant un sujet complexe, le journaliste dit scientifique doit chercher au delà du simple fait actuel. Il va essayer de comprendre le sujet dans sa globalité. « C’est vrai qu’à partir du moment où tu as cette curiosité et cette envie d’aller plus loin, il est certain que tu as de l’intérêt pour la science, et puis, ça te donne suffisamment d’informations pour expliciter tes propos ». Plus le journaliste comprend le travail du chercheur, plus il sera capable de l’expliquer à son lecteur, et traduire de manière simple, les différents concepts scientifiques, et en quoi ces concepts nous concernent. Un rôle très important donc. « Et finalement c’est ça qui est bien avec le journalisme scientifique, le fait de remettre cette petite recherche très pointue dans un ensemble. Car il n’est pas toujours évident de voir l’ensemble. C’est pour ça que j’ai l’impression que les journalistes finissent par se spécialiser dans quelque chose, même s’ils aiment sortir de leur spécialité. »

Continue Reading

Comment maîtriser le temps ?

lukas-blazek-263122-unsplash

Le boulot, les enfants, la famille, le copain, les amies, l’unif, le sport, les rendez-vous, les courses au supermarché… Il nous semble n’avoir jamais assez de temps. Mais est-ce bien vrai ? Ou gaspillons-nous notre temps à des activités futiles ?

Dans le passé, les personnes disposant d’énormément de temps libre étaient perçus comme des gens de haut rang social. Aujourd’hui, la situation a bien changé. Si tu ne fais rien dans la vie, que tu profites d’un peu de bon temps ou simplement, que tu décides de prendre une pause d’un point de vue professionnel, on te demande ce qu’il se passe. La vie moderne nous submerge dans un monde infini d’occupations. Et plus encore, on adore être occupé. Ce que nous oublions peut-être est que chaque moment de temps libre représente un moment pour respirer, une bulle dans notre routine et une rencontre avec soi-même. Un moment pour vivre, mais aussi pour accomplir. Alors comment trouver ses petites bulles dans nos semaines chaotiques et surchargées ?

La plupart des gens sont les produits de leur temps. Seul quelques rares exceptions sont ses créateurs”, dit savamment Maria Popova dans un article sur le temps. On peut penser que le temps, grâce aux heures et aux minutes qu’il décompte, nous oppresse, nous limite. Mais il sert simplement de point de repère. Le temps est, en réalité, très élastique.

kaylah-otto-491988-unsplash
Photo : Kaylah Otto

La solution magique : priorité

Laura Vanderkam, écrivaine sur la gestion du temps, nous explique comment voir l’ensemble de notre semaine pour trouver de petits instants de temps, rien que pour nous. Ces moments dont on a besoin pour pouvoir respirer. Ces moments qui, selon elle, ont un grand pouvoir. Ces moments de bonheur, simplement.

Maîtriser le temps est une question de choix. Les choix, quant à eux, sont une question de priorité. La vie peut paraître compliquée, certains n’arrivent vraiment pas à la gérer et le temps peut alors facilement s’écouler entre leurs doigts. Cependant, trouver le temps dont on a besoin n’est pas une question de chasse au trésor. Il suffit de délimiter ce qui compte réellement pour nous. Et afin de trouver ces instants de joie, peut-être devons-nous nous demander : “Quelles sont mes priorités ?” Laura développe un peu plus son argumentaire en expliquant que chacun a en fait beaucoup de temps. « Je crois vraiment en ceci : nous avons tous le temps. Même si on est occupé, on a du temps pour ce qui compte. Et quand on se concentre sur ce qui compte, on peut construire la vie qu’on veut, dans le temps qu’on a. »

« Comment garder le contrôle sur son temps libre ? » (une conférence TED donnée par l’auteure américaine) est pur moment de plaisir pour ceux et celles qui ne parviennent pas réussir à maîtriser leur temps. Enjoy !

Photo : Lukas Blazek.

Continue Reading

Ma vraie lettre de motivation

wordsgrande

Les mots sur le papier sont la meilleure manière que je trouve pour m’exprimer. Sur toutes mes facettes. Pour moi “face à mes amies” et pour moi “professionnellement”.

Lorsque Adeline nous a expliqué comment se passerait notre présentation finale, je ne pouvais penser à autre chose que des mots. Mais à des mots à l’écrit. Par expérience je sais que les mots, quand je parle, me font faux bond, mais ils sont toujours là lorsque j’écris.

En apprenant sur ma personnalité, j’ai accepté que les mots sont plus mes amis sur papier. J’ai aussi appris qu’on ne peut pas forcer une amitié (ok, peut-être on peut essayer). C’est pour ça que ma présentation était la seule silencieuse*. Mais les mots n’ont pas manqué.

*En réalité il y a eu une musique, par Mallu. Une des mes voix favorites. Une des mes poète favorites aussi.

Continue Reading

Ode à ma voix

breeze

???? : Joshua Fuller

Ma voix, je ne la connais pas. Je l’ai écouté en quelques occasions. Je connais seulement l’impression que les gens ont d’elle. Un poème est apparu de cette relation mysterieuse. Un exercice pour un des cours d’Adeline.

Toi,
Tout bas,
Toute calme,
Toute douce
Toute tranquille que tu es.

Toi,
N’importe où :
Le pays,
La ville,
La langue.

Toi,
N’importe quand :
Hier,
Aoujurd’hui,
Demain.

Continue Reading